Part-DB: Organisation de mon matériel électronique

Part-DB : mettre de l’ordre dans le chaos des composants électroniques

Quiconque a déjà bricolé un projet électronique un peu sérieux connaît ce moment précis : on est certain d’avoir quelque part une résistance de 10 kΩ, un régulateur LM7805 ou ce fameux MOSFET “qui marche à coup sûr”… mais impossible de remettre la main dessus. Les tiroirs débordent, les boîtes s’empilent, les sachets antistatiques se multiplient. À ce stade, la gestion des composants devient un problème informatique avant même d’être un problème matériel.

C’est exactement là qu’entre en scène Part-DB, une application open source dédiée à la gestion d’inventaire de composants électroniques. Pas un simple tableur déguisé, mais un véritable outil pensé par et pour des électroniciens, qu’ils soient amateurs éclairés, hackers du dimanche ou bidouilleurs obsessionnels.

Qu’est-ce que Part-DB, exactement ?

Part-DB est une application web open source destinée à gérer des composants électroniques, mécaniques ou même des pièces génériques. Le principe est simple : créer une base de données structurée de tout ce que tu possèdes, avec des informations techniques, logistiques et pratiques.

Contrairement à une feuille Excel bricolée à la va-vite, Part-DB repose sur une vraie modélisation : composants, catégories, fabricants, fournisseurs, emplacements physiques, quantités, projets associés… tout est relié de façon cohérente.

Techniquement, Part-DB est une application PHP avec une base de données SQL, accessible via un navigateur web. Cela signifie qu’elle peut tourner sur un serveur local, un NAS, un Raspberry Pi ou même une machine virtuelle. Pas besoin de cloud, tu héberges tes données, point final.

Catégories, sous-catégories et taxonomie intelligente

Un des points forts de Part-DB est sa gestion des catégories. Les composants sont organisés de façon hiérarchique : résistances, condensateurs, circuits intégrés, connecteurs, capteurs, modules, et ainsi de suite.

Mais cette hiérarchie n’est pas figée. Tu peux créer tes propres catégories, les adapter à ton usage, et même définir des champs personnalisés spécifiques à chaque type de composant. Par exemple : la capacité pour un condensateur, le gain pour un transistor, ou le pas pour un connecteur.

Cette souplesse permet à Part-DB de s’adapter aussi bien à l’électronique analogique qu’au numérique, à l’Arduino qu’au RF, au traversant qu’au CMS. C’est une base de données vivante, pas un carcan.

Gestion des emplacements physiques : le lien entre le virtuel et le réel

Une base de données ne sert à rien si elle ne t’aide pas à retrouver physiquement un composant. Part-DB intègre donc la notion d’emplacement : tiroir, boîte, étagère, mallette, rack, voire “chez un ami” ou “dans le garage”.

Chaque composant peut être associé à un ou plusieurs emplacements, avec des quantités distinctes. Cela devient très utile dès que ton stock se répartit sur plusieurs lieux ou contenants.

Résultat : au lieu de fouiller pendant vingt minutes, tu tapes une recherche, tu lis “Boîte B3 – tiroir 2”, et tu vas droit au but. C’est presque magique. Presque.

Fabricants, fournisseurs et historique d’achat

Part-DB ne se contente pas de dire ce que tu as, il peut aussi te rappeler d’où ça vient. Tu peux associer chaque composant à un fabricant (Texas Instruments, STMicroelectronics, Vishay…) et à un ou plusieurs fournisseurs (Mouser, Digi-Key, Farnell, AliExpress…).

Tu peux même enregistrer le prix, la date d’achat, la référence fournisseur, et garder une trace de ton historique. Pour un amateur, cela peut sembler superflu au début, mais c’est redoutablement utile quand tu veux recommander un composant éprouvé ou comparer la qualité de différentes sources.

C’est aussi un excellent moyen de mesurer, noir sur blanc, combien l’électronique est un hobby raisonnable… ou pas.

Interface web et usage quotidien

L’interface de Part-DB est sobre, fonctionnelle, parfois un peu austère, mais clairement orientée efficacité. On sent que l’objectif est de gérer de l’information, pas de faire de la décoration.

La recherche est rapide, les filtres sont puissants, et les pages de composants sont lisibles. Une fois pris en main, l’outil devient presque transparent : on l’utilise parce qu’il simplifie la vie, pas par obligation.

Comme tout outil riche, il demande un petit investissement initial en temps. Mais ce temps est largement récupéré ensuite, à chaque composant retrouvé en quelques secondes.

Open source, communauté et contrôle des données

Part-DB est open source, ce qui signifie que son code est accessible, modifiable et auditable. Pour un public amateur d’informatique, c’est un point fondamental. Pas de verrou propriétaire, pas de dépendance à une plateforme commerciale.

La communauté est active, les mises à jour régulières, et la documentation s’améliore avec le temps. Ce n’est pas un projet “one-man abandonné”, mais un outil vivant, qui évolue avec les besoins réels des utilisateurs.

Et surtout : tes données restent chez toi. Dans un monde où tout tend à être externalisé, c’est presque un acte de résistance.

https://github.com/Part-DB

Pour qui Part-DB est-il fait ?

Part-DB n’est pas une application pour quelqu’un qui a trois LED et deux résistances dans un tiroir. Il prend tout son sens dès que le stock devient suffisamment vaste pour dépasser la mémoire humaine.

Si tu aimes l’électronique, l’informatique, les systèmes bien organisés et les outils qui respectent ton intelligence, Part-DB mérite clairement une place dans ton atelier numérique. Il ne remplacera jamais l’odeur de la soudure ni le plaisir du bricolage, mais il t’évitera bien des frustrations inutiles.

Et dans un univers rempli de composants minuscules et de références obscures, mettre de l’ordre, c’est déjà créer.

Quelques copie d’écran

FreshRss

https://freshrss.org/index.html

Rester informé est une chose importante dans le monde de l’informatique. Il y a une multitude d’outils permettant de faire le suivie de votre veille technologique. Un outils qui est pour moi indispensable est un aggregateur de flux RSS. Celui que j’utilise est la plateforme FreshRss en auto-hérgement sur un Raspberrypi

RSS késako?

https://fr.wikipedia.org/wiki/RSS

Le RSS est un format de donnée pour la syndication de contenue sur internet. La syndication de contenu est un nom barbare pour désigner le partage d’information entre plusieurs source. Le RSS est basé sur la technology XML. Nous n’allons pas rentrer dans le détail de cette norme. On le fera dans une application Python (enfin si je trouve le temps j’aimerai faire un client RSS qui support le protocole FreshRss). Beaucoup de site internet permet nativement de générer un flux RSS ou on retrouve une section RSS dans les menus du site. L’icône RSS est normalisé et plus ou moins respecté

Icône du flux rss

Installation de FreshRss

Pour l’installer je vais utiliser Docker. J’ai crée un fichier de docker-compose.yml sur mon Github. Sur un raspberry avec toutes les mises à jour et docker d’installé, créer un répertoire pour le docker file, pas trop d’originalité de ma part je crée le repertoire freshrss. Je télécharge ensuite le fichier docker-compose.yml avec la commande curl, vous pouvez également écrire le votre.

mkdir freshrss
curl --output docker-compose.yml https://raw.githubusercontent.com/bigpannard/Application_Dockers/refs/heads/main/freshrss/docker-compose.yaml

Nous allons découvrir le fichier yml

`name: freshrss     
services:
  freshrss:      
    image: freshrss/freshrss:latest   
    container_name: freshrss         
    restart: unless-stopped      
    ports:
      - 8080:80        
    environment:
      - CRON_MIN=*/5   
      - CRON_HOUR=*
      - CRON_DAY=*
      - CRON_MONTH=*
      - CRON_WEEKDAY=*
      - TZ=Europe/Brussels 
    volumes:
      - ./data:/var/www/FreshRSS/data            
      - ./config:/var/www/FreshRSS/config        
      - ./extensions:/var/www/FreshRSS/extensions

pour lancer notre service FreshRss nous allons faire un docker-compose up -d ou se trouve notre fichier docker-compose.yml.

vous de devriez pas avoir d’erreur. (l’erreur qui arrive souvent c’est que le port est déja utilisé). Si vous avez utilisé la même configuration que moi rendez-vous à l’adresse suivante: http://localhost:8080 pour finaliser l’installation de l’instance FreshRss

Premiere écran  pour l'installation de l'instance de freshrss

Premier écran utile pour sélectionner votre langue

Deuxième écran qui permet de faire une série de control que tout les composants soient correctement installés.

Troisième écran qui permet de choisir la base de données sur laquelle l’instance tournera, j’ai pour l’instant toujours utilisé le SQLite qui me semble bon pour le volume de flux RSS que j’utilise (+- 150 flux). A la demande je pourrai faire l’installation avec une base de données MariaDB, il faudra changer le docker-compose.yml.

Quatrième écran, nous allons faire la définition de l’utilisateur par défaut de l’instance, un nom d’utilisateur et un mot de passe fort.

Le dernier écran pour valider l’installation et on se retrouve sur l’écran de login